Une histoire de rue : Général-Pershing
Une figure qui a marqué le paysage urbain de Versailles
Dénomination actuelle : 1937
Dénominations antérieures :
Moulins (rue des), 1813
Vaucresson à Versailles (route de), avant 1813

Photographie aérienne, couleurs, Montpellier Photos, 1990.
Coll. ACV, 165W23/1
Historique
Cette ancienne route départementale suivait à l’origine le tracé des routes de chasses de la forêt de Fausses-Reposes. Elle longeait le parc de Clagny et se terminait à la route du Butard. Ainsi, la route desservait les deux moulins situés sur la cote de Picardie, ainsi que le cimetière israélite établi depuis la fin du XVIIIème siècle.
Le tableau des noms de rues issu de l’arrêté du 24 juin 1813 indique que, suite à une décision du conseil municipal, « le chemin conduisant aux moulins de la butte de Picardie prendra le nom rue des Moulins ».
En 1937, la municipalité souhaite baptiser une voie à Versailles en l’honneur du général John-Joseph Pershing, faisant écho à la construction du monument Pershing-Lafayette sur la place Thierry-de-Ville-d’Avray.
Si la rue de l’École – actuelle rue Louis Haussmann – est brièvement considérée, le choix définitif porte sur la rue des Moulins, qui sera renommée rue du Général-Pershing par la délibération du 28 septembre 1937. La rue est élargie en 1951 avec l’aménagement du carrefour de la Porte-Verte.
Choix du nom
John-Joseph Pershing
13 septembre 1860 – 15 juillet 1948
Né dans le Missouri, J.-J. Pershing étudie à l’Académie de West Point avant d’entamer sa carrière militaire, en plus d’enseigner à l’Université du Nebraska. Il participe à la guerre entre les États-Unis et l’Espagne de 1898 se tenant à Cuba.
Attaché militaire à Tokyo puis général de brigade en 1906, Pershing agit aux quatre coins du monde, dont au Mexique lors de la révolution de 1910-1917. Lorsque les États-Unis s’engagent dans les combats de la Première Guerre mondiale, le président Woodrow Wilson charge le général Pershing de commander le Corps expéditionnaire en Europe, l’associant ainsi au Commandement suprême.
En remerciement pour ses actions, le Congrès le nomme Commandant en chef de l’état-major des armées américaines, c’est-à-dire le plus haut grade militaire du pays.
